Immigration : 11 médias africains évoquent la situation dans leurs pays respectifs

Immigration : 11 médias africains évoquent la situation dans leurs pays respectifs

Dans le cadre de leur série de dossiers thématiques sur des sujets en Afrique francophone, les 11 Nouveaux acteurs de l’information en ligne en Afrique (NAILA), vous proposent de faire ce mois un point sur la question de l’immigration africaine.

La question de l’immigration est aujourd’hui au centre des préoccupations tant des politiques que des médias. Déjà en 2015, neuf sur dix nationalités des migrants qui ont transité par l’Italie sont africaines selon l’Organisation internationale des migrations. Alors que l’Afrique comptera d’ici 2050 plus de 2,5 milliards d’âmes soit un quart de la population mondiale. Ce qui fait de ce phénomène un défi majeur pour les Etats africains. Pourquoi les africains tentent l’aventure de la méditerranée ? Cette question a longtemps orienté les débats dans les rencontres portant sur le sujet. Hier, les questions liées au développement étaient encore les causes les plus en vue. C’est vrai que les opportunités d’une vie meilleure sont d’un autre angle restreintes dans beaucoup de pays africains obligeant principalement les jeunes à prendre la route.

Aujourd’hui si l’on veut faire une analyse quantitative des causes de l’immigration, il y a lieu de prendre en compte bien d’autres questions transversales qui intègrent des nouvelles dimensions. La problématique de la gouvernance doit être plus traitée. Car certains Etats où le phénomène est pressant disposent de bien de ressources pouvant permettre de développer des bonnes politiques de maintien sur le continent. Mais, il arrive que le développement économique ne prenne pas en compte l’évolution démographique sur le continent. Il y a également   la question des droits de l’homme. Certains candidats à la migration indexent la restriction des libertés dans leur pays d’origine. Une autre dimension, l’insécurité.

Relire la série dossier d’investigation en partenariat avec Habari RDC sur les réfugiés centrafricains 

Aujourd’hui, s’il faut jeter un regard dans le sahel par exemple, la situation sécuritaire est fragile. Le terrorisme et la contrebande même s’ils ont existé,  prennent des proportions inquiétantes. Ils rendent poreux les frontières de sorte que les candidats à la migration en trouvent une opportunité. Il y a le bassin du Lac-Tchad qui est devenu pour beaucoup, un pont de passage.

Au Tchad, l’on se penche de plus en plus sur les risques de l’immigration de masse. Car jusqu’aujourd’hui même s’il n’y a pas des chiffres officiels, le pays n’enregistre pas beaucoup de candidats. Le contexte actuel peut-il susciter le goût à l’immigration ?   Car le secteur économique est paralysé affectant ainsi le rôle régalien de l’Etat.

Retrouvez les articles de nos différents médias partenaires panafricains du 29 octobre au 10 novembre.

Plusieurs ressortissants de la République Démocratique du Congo (RDC) ont été expulsés de l’Angola. Internés dans des centres, plusieurs femmes affirment avoir été violées par des personnes pendant qu’elles quittaient le territoire angolais. Les expulsions ont provoqué une tension diplomatique entre la RDC et l’Angola. Pour en savoir plus nous vous invitons à découvrir l’article : RDC-Angola : L’intégration sous-régionale à l’épreuve des expulsions massives

Après son retour du Maroc, Christophe NGAWA a aménagé un espace pour ouvrir son propre commerce. « Quand je suis rentré trouver cet espace vide, j’ai pris la résolution d’arranger et de sortir mon propre business » confie-t-il. Le jeune Christophe fait partie des Camerounais qui ont dû revenir dans leur pays d’origine après avoir expérimenté la voie de l’immigration clandestine. Nous vous invitons à visionner la video Retour au Cameroun : L’envie de réussir après la déception d’une immigration ratée

La ville d’Agadez au Niger constitue le trait d’union entre l’Afrique noire et blanche. Ces dernières années, plusieurs milliers de jeunes ouest africains y ont transité pour aller en Europe. Si bon nombre d’entre eux ont pu atteindre la Libye ou l’Algérie, plusieurs autres sont morts dans le désert. Découvrez le reportage Migration : le désert, un mouroir pour les migrants ouest africains

Dans une interview au journal ivoirien en ligne, Magloire N’Dehi, chargé de programme et communication de de la fondation Friedrich Naumann, explique les raisons fondamentales qui poussent les jeunes à braver parfois la mort pour rejoindre vaille que vaille « l’eldorado » occidental. En effet, malgré les risques et les dangers, les flux de migrants qui arrivent en Europe par la mer sont considérables. Retrouvez l’intégralité de l’interview en cliquant sur L’impact de la gouvernance sur l’immigration clandestine

La RDC attire des étrangers depuis des années, et la tendance est loin de s’arrêter. Selon le site Habari RDC, le pays de Lumumba, dont les citoyens fuient la famine et l’insécurité pour aller s’établir ailleurs, accueille lui-même un grand nombre de migrants. Plusieurs ressortissants d’autres pays notamment des Indiens, Libanais ou Ouest-Africains ont fait de la RDC leur seconde patrie, pays où ils travaillent et passent leur vie. Leurs histoires sont diverses mais ont ceci en commun : la RDC est une terre bénie pour eux. Retrouvez l’article en cliquant sur Détrompez-vous : la RDC reçoit aussi des migrants

La diaspora malienne contribue au développement du pays avec plus de 538 milliards de francs CFA pour l’année 2017 selon une étude de la Banque mondiale. Cette affirmation :”L’immigration est une chance pour le Mali” du Ministre des Maliens de l’Extérieur et de l’intégration africaine prend alors tout son sens. Des actions sont ainsi prises pour sécuriser les maliens et leurs biens dès qu’ils décident ou sont forcés de rentrer au bercail. Suivez le débat rappé NAILA: l’immigration est-elle une chance pour le Mali ?

Le Projet NAILA est une initiative de CFI, l’agence de coopération du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères chargée de coordonner et d’animer la politique française d’aide au développement en faveur des médias du Sud. CFI conduit une trentaine de projets qui s’inscrivent dans quatre grands programmes : médias et pluralisme, médias et entreprise, médias et développement, médias et ressources humaines.

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