Football : victoire du Cameroun 2-0 sur l’Egypte en ouverture de la CAN féminine-2016

Football : victoire du Cameroun 2-0 sur l’Egypte en ouverture de la CAN féminine-2016

Les joueuses de l’équipe du Cameroun ont pris une belle option en battant leurs adversaires d’Egypte 2-0 en match d’ouverture de la 10e édition de la Coupe d’Afrique des nations de football (CAN) féminine, en présence du chef de l’Etat camerounais Paul Biya et des dirigeants de la Confédération africaine de football (CAF), samedi à Yaoundé.

Le Cameroun organise cette compétition pour la première fois depuis son institution par la CAF en 1991 et quarante-quatre ans après la CAN masculine de 1972.

Huit sélections africaines y prennent part, réparties en deux poules. Le pays hôte évolue dans le groupe A à Yaoundé avec l’Egypte, l’Afrique du Sud et le Zimbabwe. Le groupe B basé à Limbe (Sud-Ouest) est pour sa part composé du Nigeria, du Ghana, du Mali et du Kenya.

A la recherche d’un titre continental, les Lionnes Indomptables camerounaises avaient perdu en finale lors de l’édition précédente en 2014 face au Nigeria, qui domine le palmarès du tournoi avec sept trophées remportés, contre deux pour la Guinée équatoriale, absente à la présente édition après avoir été disqualifiée et remplacée par le Mali suite à la falsification du passeport d’une de ses joueuses.

Deux fois malheureuse finaliste, cette sélection, huitième de finaliste de la Coupe du monde-2015, occupe le 3e rang au classement africain des meilleures équipes de la CAF et est 47e mondial au classement FIFA (Fédération internationale de football association), avec les Banyana Banyana d’Afrique du Sud.

Trois fois malheureuses finalistes, les Sud-africaines cherchent aussi à se distinguer après une participation peu éclatante aux Jeux olympiques de Rio-2016.

Elles forment la deuxième affiche de l’ouverture du tournoi camerounais qui se dispute samedi soir au stade Omnisports de Yaoundé, après le match d’ouverture Cameroun-Egypte, avec les Mighty Warriors du Zimbabwe.

La sélection zimbabwéenne qui a elle aussi participé aux JO-2016 au Brésil après avoir éliminé les Lionnes Indomptables, constitue également un prétendant à la succession au titre des Super Falcon nigérianes.

Pour leur troisième participation à une phase finale de la Coupe d’Afrique des nations de football féminine, les Pharaonnes d’Egypte ont quant à elles considérées comme des outsiders de la CAN-2016.

A Limbe, le Ghana, deuxième nation africaine et 46e mondiale affrontera dimanche le Kenya, qui en est à sa première articipation. Trois fois malheureuses finalistes et trois participations à une phase finale de Coupe du monde, les Ghanéennes partent favorites.

Le deuxième match opposera par la suite le champion en titre, le Nigeria, au Mali, repêché après la disqualification de la Guinée équatoriale.

Douzième africain et 92e mondial, le petit poucet malien participe au Cameroun à sa sixième phase finale de CAN féminine. Absent des deux éditions précédentes en 2012 et 2014, il n’est jamais allé au-delà du premier tour, depuis son premier teste en 2002, puis en 2004, 2006, 2008 et 2010.

Propriété de la Confédération africaine de football (CAF) basée au Caire, en Egypte, et dirigée depuis 1988 par le Camerounais Issa Hayatou, à l’origine de l’augmentation à cinq du nombre de places africaines au Mondial masculin après la brillante participation du Cameroun (quart de finaliste) en Italie en 1990, la CAN féminine est le reflet de l’importance et de l’intérêt que le football féminin gagne au fil du temps en Afrique.

Egalement reconnu par la Fédération internationale de football association (FIFA) basée à Zurich, en Suisse, ce tournoi accorde au continent trois places à la phase finale de la Coupe du monde, les gagnants étant les deux finalistes et le vainqueur du match de classement d’une édition. Dix-neuf pays y ont déjà participé depuis son institution en 1991.

L’édition 2016 qui s’est ouverte samedi sera clôturée le 3 décembre au stade Omnisports de Yaoundé, après deux semaines de compétition.

Elle avait été reportée de six mois après une requête introduite auprès de la CAF par le gouvernement camerounais, après des retards constatés dans la réalisation des chantiers de construction et de réhabilitation des stades et des infrastructures d’accueil.

Construit lors de la CAN masculine de 1972, le stade Omnisports de Yaoundé, baptisé du nom du premier président camerounais Ahmadou Ahidjo, a été entièrement rénové, avec d’autres infrastructures similaires dans la capitale, à l’exemple du stade militaire.

En projet depuis des années, le stade Omnisports de Limbe, qui a déjà accueilli plusieurs rencontres internationales de la sélection sénior du Cameroun, a vu aussi ses travaux s’accélérer.

Raphaël MVOGO

Laisser un commentaire

SITUATION DU TCHAD

Confirmés : 860 

Guérisons : 770

Décès : 74

%d blogueurs aiment cette page :