Fonds monétaire africain : une conférence extraordinaire d'adoption des statuts en octobre selon l'UA

ADDIS-ABEBA, 27 mai (Xinhua) — Maintes fois repoussée depuis des années, l’adoption des statuts du Fonds monétaire africain (FMA) en gestation pourrait finalement avoir lieu lors d’une conférence extraordinaire des ministres des Finances de l’Union africaine (UA) prévue entre octobre et novembre à Addis-Abeba en Ethiopie, a appris Xinhua d’une source interne à cette organisation continentale.

Depuis une récente réunion des ministres des Finances africains en mars à Abidjan en Côte d’Ivoire, chacun des Etats membres de l’UA a reçu une copie du projet des statuts de la future institution destinée au financement des économies du continent, a révélé le directeur du département des affaires économiques, René Kouassi Ngueti.

“On a demandé aux Etats de nous faire parvenir leurs réactions pour d’éventuelles propositions d’amendements d’ici fin juillet”, a-t-il affirmé en marge du 21e sommet de l’UA qui se clôture lundi dans la capitale éthiopienne après deux jours de travaux en présence de trente-trois chefs d’Etat et de gouvernement et au lendemain de la commémoration samedi des 50 ans de création de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), l’ancêtre de l’UA.

L’un des points de blocage de la mise en place du FMA dont le siège se trouve à Yaoundé au Cameroun se résume par de profonds désaccords au sujet de la répartition du capital où certaines des puissances économiques du continent se battaient pour imposer leur influence en exigeant le droit de vote dans la prise de décisions.

Après plusieurs réunions de débats houleux, la question est finalement tranchée, à en croire Kouassi Ngueti. “Il n’est pas question de droit de veto. Il a plutôt été arrêté que tout pays qui atteint le seuil de pourcentage de 4,5% d’acquisition du capital, obtient un siège d’administrateur permanent”, rapporte-t-il.

A la Commission de l’UA, des attentes sont formulées pour que le Cameroun, en sa qualité de pays choisi pour abriter le siège de l’institution financière, manifeste son soutien politique afin de faire aboutir le processus. “Car, explique-t-on, le dossier (qui était déjà sur le point de se concrétiser en janvier 2011 à Yaoundé, NDLR) parce que ce n’ est pas technique ; il s’agit d’un jeu politique”.

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