Les Etats-Unis demandent un processus "transparent" pour l'élection du nouveau président centrafricain

WASHINGTON, 10 janvier (Xinhua) — Les Etats-Unis ont appelé à un processus “transparent et inclusif” pour l’élection du nouveau président en République centrafricaine, a indiqué vendredi le Département d’Etat américain.

La porte-parole Jen Psaki a lancé cet appel suite aux démissions du président centrafricain par intérim, Michel Djotodia, et du Premier ministre centrafricain, Nicolas Tiangaye.

En vertu de sa charte, le Conseil national de la transition de la République centrafricaine a 15 jours pour choisir un nouveau président par intérim qui remplacera M. Djotodia.

Le conseil doit s’assurer que les nouveaux dirigeants s’engagent à restaurer la stabilité pour le peuple du pays, a indiqué Mme Psaki lors d’un point de presse régulier.

“A ce stade, nous mettons l’accent sur la progression”, a indiqué la porte-parole, ajoutant qu’une nouvelle élection devrait être tenue d’ici février 2015.

Les démissions des deux dirigeants sont intervenues suite à une réunion, organisée au Tchad, au cours de laquelle les leaders régionaux avaient exhorté les autorités de transition à déployer davantage d’efforts pour parvenir à la paix.

Les Etats-Unis avaient salué la direction active de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) pour convoquer la réunion afin de discuter de la transition politique en République centrafricaine, a indiqué Mme Psaki.

M. Djotodia était arrivé au pouvoir en mars 2013 après avoir renversé l’ancien président Francois Bozize, qui s’est exilé à l’étranger. Bien que l’ECCAS avait accepté une transition de 18 mois sous la direction de M. Djotodia, le nouveau gouvernement était perturbé par les conflits entre les membres de la Seleka à majorité musulmane et les chrétiens pro-Bozize.

Plus de 3.000 personnes ont été tuées dans la crise et 1,6 millions d’autres ont été déplacées.

Au début du mois de décembre dernier, le Conseil de sécurité de l’ONU avait autorisé le déploiement de troupes françaises et africaines afin de restaurer l’ordre à Bangui, où plus de 1.000 personnes avaient été tuées en décembre, attisant la crainte du nouveau génocide en Afrique après le massacre au Rwanda en 1994.

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