Économie africaine : La croissance économique d’Afrique sub-saharienne ralentit à 3% en 2015

NAIROBI, 11 avril (XINHUA) — L’Afrique sub-saharienne a enregistré une croissance économique de 3% seulement en 2015, contre 4,5 % en 2014, en raison de la baisse des cours des matières premières, a révélé lundi la Banque mondiale.

La Banque mondiale a indiqué que ses prévisions de croissance pour 2016 restaient contenues, à 3,3 %, bien en dessous du taux de croissance soutenu de 6,8 % enregistré par la région au cours de la période de 2003 à 2008.

“Globalement, la croissance devrait se redresser à 4,5 % en 2017-2018”, a indiqué la BM dans son rapport Africa’s Pulse (“le pouls de l’Afrique”), une analyse des tendances et événements récents dans la région publiée deux fois par an par la Banque mondiale.

Le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, Makhtar Diop, directeur de ce rapport, a déclaré par téléconférence depuis Washington que la chute des cours des matières premières, et en particulier du pétrole qui a baissé de 67 % entre juin 2014 et décembre 2015, ainsi que le faible taux de croissance mondiale, en particulier dans les économies émergentes, expliquaient la performance décevante de la région.

La croissance devrait se redresser au Ghana, considérant le regain de confiance des investisseurs, l’ouverture de nouveaux gisements pétroliers et l’apaisement de la crise électrique, indique le rapport.

Au Kenya, la croissance devrait rester solide, soutenue par la consommation des ménages et l’investissement public dans les infrastructures.

Les baisses de cours des matières premières ont réduit de 16 % les perspectives commerciales de l’Afrique pour 2016, au détriment principalement des exportateurs de matières premières.

Le redressement de l’activité projeté en 2017-2018 se base sur l’hypothèse d’une amélioration progressive dans les plus grandes économies de la région, à savoir l’Angola, le Nigeria et l’Afrique du Sud, ainsi que d’une stabilisation des prix des matières premières et de la mise en œuvre de réformes d’amélioration de la croissance.

“Dans plusieurs cas, l’impact négatif de la baisse des cours des matières premières a été aggravé par des problèmes nationaux tels que pénurie d’électricité, incertitudes politiques, sécheresse ou menaces de sécurité, contrariant la croissance”, indique le rapport Africa Pulse.

Ce rapport identifie néanmoins certaines zones favorisées dans lesquelles la croissance reste robuste, comme la Côte d’Ivoire, qui a bénéficié d’un environnement politique favorable et d’une hausse des investissements, ainsi que les importateurs de pétrole comme le Kenya, le Rwanda et la Tanzanie.

“Pour assurer la croissance et le développement social, les villes doivent devenir moins coûteuses pour les sociétés et plus attirantes pour les investisseurs”, explique Punam Chuhan-Pole, économiste en chef pour l’Afrique de la Banque mondiale et auteur du rapport.

Les pays d’Afrique sub-saharienne resteront exposés au risque de baisse et de volatilité des prix sur les marchés mondiaux des matières premières, met en garde la Banque mondiale.

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