Les dirigeants africains en exercice ne devraient pas être jugés, selon M. Zuma

LE CAP, 6 novembre (Xinhua) — Le président sud-africain Jacob Zuma a réaffirmé mercredi que les chefs d’État africains en exercice ne devraient pas avoir à comparaître devant un tribunal.

“Ce que nous cherchons à éviter c’est une situation dans laquelle des pays qui avaient progressé vers un semblant de stabilité rechuteraient brusquement en raison du vide qui serait laissé si leur dirigeant devait partir pour comparaître”, a déclaré M. Zuma au Parlement en répondant à une question sur la tentative de la Cour pénale internationale (CPI) de juger certains dirigeants africains.

La CPI veut convoquer le président kenyan Uhuru Kenyatta et son adjoint William Ruto pour répondre d’accusations d’incitation à la violence lors des élections générales de 2007 dans ce pays, des violences qui avaient fait plus de 1 000 morts.

Certains pays ont menacé de se retirer de la CPI, accusant le tribunal de se focaliser injustement sur les Africains, dont MM. Kenyatta et Ruto. L’Union africaine (UA) a invité le Conseil de sécurité de l’ONU à faire reporter le procès contre MM. Kenyatta et Ruto jusqu’à la fin de leur mandat.

L’Union africaine (UA) a demandé au Conseil de sécurité de l’ONU d’exhorter la CPI de reporter le procès contre Kenyatta et Ruto jusqu’à ce qu’ils terminent leur mandat .

Selon M. Zuma, l’UA est attachée à l’égalité devant la loi et à la lutte contre l’impunité, d’où le processus de l’élargissement du mandat de la Cour de justice et de droits de l’homme africain, ce qui aiderait à trouver des solutions africaines aux problèmes africains.

“La recommandation selon laquelle les chefs d’Etat en exercice ne devraient pas être jugés pour que la gouvernance dans leurs pays ne soit pas perturbée ne se traduirait pas forcément dans l’extension du mandat de ces chefs d’Etat”, a-t-il souligné.

L’UA a ses propres instruments pour promouvoir l’adhésion aux principes démocratiques, tels que la Charte de la bonne démocratie, des élections et de la gouvernance et les mécanismes d’examen par les pairs, a-t-il rappelé.

La position des dirigeants africains sur la CPI, a-t-il dit, est fondée sur la quête de l’Afrique pour un ordre mondial équitable, où les régions du monde seraient traités de manière égale.

“Il se fonde également sur la nécessité de consolider la paix et la stabilité durement gagnée dans les zones qui ont été ravagées par les conflits”, a déclaré Zuma.

“Ce n’est pas du tout conçu pour donner l’impression que certains dirigeants peuvent être au-dessus de la loi”, a souligné M. Zuma, affirmant que les mesures proposées sont simplement conçus pour promouvoir la stabilité et faire en sorte que la paix prenne racine dans les zones qui ont été ravagées par les conflits. 34 pays africains sont parmi les 122 parties signataires du Statut de Rome, traité fondateur de la CPI, qui a pris effet le 1er juillet 2002.

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