CEMAC : la croissance plonge à 2,8%

CEMAC : la croissance plonge à 2,8%

La Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) vient de revoir ses prévisions économiques à la baisse. La croissance autrefois arrêtée à 4,2% plonge à 2,8% et le taux directeur ajusté, est évalué à 50 points de base. L’instabilité persistante du secteur pétrolier en est l’une des principales causes.

La conjoncture enregistrée dans le secteur pétrolier n’en a pas fini d’impacter les économies africaines. En effet, alors que le 25 mars dernier, la BEAC établissait à 4,2%, les prévisions de croissance en zone CEMAC, celle-ci vient de se rétracter et de revoir ses calculs à la baisse.

La croissance passe ainsi de 4,2% à 2,8%, le taux d’intérêts des appels d’offres (TIAO) de 2,95% à 2,45%, l’inflation stagne à 2,9%, les déficits jumeaux sont en bonne forme et le taux directeur quant à lui ajusté, est arrêté à 50 points de base.

La baisse du dernier agrégat macroéconomique devrait faciliter le financement des économies des Etats de la zone CEMAC par un apport financier des banques notamment grâce à une baisse des taux d’intérêts sur les crédits octroyés aux opérateurs économiques.

Cette perspective devrait en principe relancer l’activité économique de la zone puisque les banques commerciales jouiront d’une situation particulièrement favorable auprès de la BEAC. Dans ce challenge économique, le rôle des politiques publiques est déterminant. « Il faut que les Etats prennent leurs responsabilités en permettant aux banques d’exécuter les garanties » invite le gouverneur de la BEAC, Lucas Abaga Nchama.

La baisse de production pétrolière occasionnée par la chute des cours du baril de pétrole, l’insécurité dans certains pays de la zone et l’abaissement des tensions inflationnistes sont les causes de ce mal être macroéconomique à l’origine de ces  perspectives défavorables.

« Nous effectuons des prévisions, mais constatons après coup que les engagements pris par les entreprises pétrolières en termes de production ou d’entrée en exploitation de nouveaux gisements, compte tenu des cours mondiaux et des couts d’exploitation sont remis en cause », constate, le gouverneur de la BEAC.

Source : Gaboneco

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