Cameroun : une élection sous fond de crise identitaire et boycott de l’opposition

Cameroun : une élection sous fond de crise identitaire et boycott de l’opposition

Les Camerounais sont appelés à voter ce dimanche 9 février  pour des élections législatives et municipales en partie boycottées par l’opposition.

Ce dimanche est un jour d’élection sur l’ensemble du triangle national camerounais. Les Camerounais, près de sept millions d’électeurs élisent pour les cinq prochaines années, conseillers municipaux et sénateurs. Trente-cinq partis politiques sont en lice. Ils vont se disputer 180 sièges de députés et le contrôle de 360 exécutifs communaux pour près de 11 000 sièges de conseillers municipaux.

Les élections de cette année se déroulent dans un contexte sécuritaire particulier. Les deux régions anglophones  [nord-ouest et le sud-ouest] sont en proie à une crise identitaire depuis trois ans.

Le parti d’opposition, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) de Maurice Kamto, adversaire malheureux du président Biya à la présidentielle de 2018, n’ayant présenté aucun candidat, le RDPC [Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais] est quasiment garanti de rafler la mise une nouvelle fois – il possède déjà une majorité parlementaire écrasante (148 sièges sur 180).

Selon les chiffres de Election’s Cameroon dit  «  Elecam », 25 000 bureaux de vote seront ouverts à travers le pays pour un corps électoral de 6,8 millions d’électeurs.

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