dimanche 24 octobre 2021

Burkina Faso : ouverture ce lundi du procès des auteurs présumés de l’assassinat de Thomas Sankara

Le procès des auteurs présumés de l’assassinat, le 15 octobre 1987, de l’ex-président burkinabè, Thomas Sankara, s’ouvre ce lundi 11 octobre devant le tribunal militaire de Ouagadougou.


Le procès de ce lundi aura lieu sous haute surveillance sécuritaire car le Burkina Faso fait face depuis six (6) ans à de récurrentes attaques terroristes.


Selon l’AFP, Blaise Compaoré (70 ans), le principal accusé qui vit, depuis qu’il a été renversé par une insurrection populaire en 2014, en Côte d’Ivoire, pays dont il a obtenu la nationalité, ne se présentera pas devant le tribunal: ses avocats ont dénoncé “un procès politique” devant “une juridiction d’exception”.


Stanislas Benewendé Sankara (aucun lien familial avec Thomas Sankara, ndlr), avocat de la famille du leader “révolutionnaire” depuis 1997, cité par nos confrères, affirme que “l’absence de Compaoré est un mépris pour la justice de son pays d’origine” et “dénote quelque part aussi sa culpabilité éventuelle”.
Il estime toutefois que même si ce procès “n’est pas encore le bout du tunnel, nous amorçons un virage au plan judiciaire qui est très important”.


Il faut rappeler qu’ayant pris le pouvoir par un coup d’Etat en 1983, Thomas Sankara a été abattu le 15 octobre 1987 (il avait 37 ans) avec douze de ses compagnons par un commando lors d’une réunion au siège du Conseil national de la révolution (CNR) à Ouagadougou. Il avait 37 ans.


Au rang des quatorze accusés, il y a aussi le général Gilbert Diendéré, 61 ans, un des principaux chefs de l’armée lors du putsch de 1987.
Devenu ensuite chef d’état-major particulier du président Compaoré, le général Diendéré purge déjà au Burkina une peine de 20 ans de prison pour une tentative de coup d’Etat en 2015, rappelle AFP.


MM. Compaoré et Diendéré sont tous deux accusés de “complicité d’assassinats”, “recel de cadavres” et “d’attentat à la sûreté de l’Etat”.


Bras droit de Sankara, Blaise Compaoré a toujours nié avoir commandité l’assassinat de son frère d’armes et ami intime, bien que le putsch de 1987 l’ait porté au pouvoir.
Des soldats de l’ancienne garde présidentielle de Compaoré, notamment l’ancien adjudant-chef Hyacinthe Kafando, soupçonné d’avoir été le chef du commando et qui est actuellement en fuite, figurent également parmi les accusés.

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