Burkina Faso : le renvoi du président par les militaires est “nul et non avenu”, selon l’UA

Burkina Faso : le renvoi du président par les militaires est “nul et non avenu”, selon l’UA

ADDIS ABEBA, 18 septembre (Xinhua) — L’Union africaine (UA) a annoncé vendredi que la destitution du président burkinabè de la transition Michel Kafando est “nulle et non avenue”.

“L’enlèvement et la détention des dirigeants de la transition constituent un acte terroriste”, indique une déclaration de l’UA publiée vendredi.

“L’UA considère l’annonce par les militaires de +renvoyer+ le président Michel Kafando et la tentative de le remplacer avec +nouvelles autorités+ comme nulles et non avenues”, selon la déclaration.

Le présidente de la Commission de l’UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, suit de près la situation au Burkina Faso où les éléments du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) ont pris mercredi le pouvoir après avoir retenu le président Kafando, son Premier ministre Yacouba Isaac Zida et des ministres.

Les putschistes ont annoncé la mise en place du Conseil national pour la démocratie (CND).

Mme Dlamini-Zuma a réaffirmé que l’UA condamne fermement “l’enlèvement injustifiable et la détention continue de leaders de la transition, qui constituent un acte du terrorisme à tous regards, et une tentative inacceptable de saboter complètement la transition lancée au Burkina Faso en novembre 2014.”

Elle a indiqué que ces actes sont d’autant plus condamnables qu’ils ont été effectués à moins d’un mois des élections présidentielles et législatives.

Ces élections permettraient de mettre fin à la période de transition au Burkina Faso, qui a commencé en novembre 2014 après la chute du régime du président Blaise Compaoré.

La présidente de la Commission de l’UA a salué la condamnation unanime de ces actes par la communauté internationale, lesquels menacent sérieusement la paix, la stabilité et la sécurité dans ce pays ouest-africain.

Elle a appelé tous les Etats membres de l’UA et la communauté internationale à déjouer cette tentative de saboter la transition.

Demandant la libération immédaite et inconditionnelle des leaders de la transition, Mme Dlamini-Zuma a souligné que les éléments du RSP impliqués doivent être tenus responsables de leurs actions.

Elle a souligné que les actes répétées de déstabilisation perpétrés par les militaires du RSP depuis le début de la transition soulignent la nécessité de mener une réforme dans le secteur de sécurité.

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