Afrique : Moussa Faki exhorte les chefs d’Etats au dialogue et au dépassement des intérêts personnels

Afrique : Moussa Faki exhorte les chefs d’Etats au dialogue et au dépassement des intérêts personnels

Nouakchott, la capitale mauritanienne a regroupé ce 2 juillet 2018, Vingt-quatre chefs d’Etat d’Afrique au deuxième jour du 31e sommet de l’Union africaine (UA). Cette rencontre est placée sous le signe de la lutte contre la corruption, la réforme de l’UA ou encore la mise en place de la Zone de libre-échange continentale (ZLEC).

Lors de ce sommet de Nouakchott, le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat a évoqué sur la table des discussions le sujet de la crise qui sévit actuellement en République démocratique du Congo (RDC). Il  a exhorté les parties en conflit « au dialogue et à dépasser les intérêts personnels ».

La question du Sahara occidental n’a pas été du reste. Les chefs d’Etat présents à cette grande messe ont désigné séance tenante une troïka qui deviendra l’interlocuteur des Nations Unies. Toutes les décisions de la gestion de cette crise se feront désormais depuis New York et non à Addis-Abeba.

La question de la gestion de la crise migratoire par l’Union européenne (UE) évoqué ce 2 juillet, lors d’une conférence de presse a suscité beaucoup critiques, de mécontentement et de prises de position des personnalités à cette rencontre. C’est le cas du ministre des Affaires étrangères du Maroc, Nasser Bourita, qui condamne la création prochaine d’une plateforme de débarquement des migrants hors de l’Union européenne.

Rappelons que ce projet avait été annoncé la semaine dernière par l’UE pour refouler les migrants clandestins. Le ministre Nasser Bourita ne cautionne toujours pas cette décision et déclare que : « C’est une décision mal appropriée, c’est une solution de facilité qui ne peut être que contre-productive ».

Cette décision n’a pas été du gout du patron de la commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat, qui déplore que : « Notre union ne saurait pratiquer une décision de deux poids deux mesures ». Il a condamné fermement des violations flagrantes des droits des migrants ailleurs et le fait de pratiquer « la politique de l’autruche » sur des faits similaires sur le continent.

Avec RFI

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