Afrique : « En Afrique centrale, l’insécurité est transfrontalière et liée à d’autres régions », ONU

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INSÉCURITÉ – Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Afrique centrale, François Louncény Fall, a présenté, mercredi dernier, au conseil de sécurité, la situation de l’insécurité dans la sous-région. Il a fait quelques propositions urgentes pour en sortir. Nous vous proposons quelques extraits de son intervention.

– L’insécurité dans les États de la région ne peut être traitée que dans le cadre d’une coopération régionale élargie à l’Afrique de l’Ouest et aux Grands lacs.

« L’insécurité dans toute l’Afrique centrale a continué d’être une source de préoccupation, y compris lorsqu’elle a une dimension transfrontalière, notamment dans le bassin du lac Tchad et le golfe de Guinée, et en ce qui concerne la situation interne dans certains pays », a déclaré, François Lounceny Fall, le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU dans la région.

Selon M. Fall, les menaces contre la paix et la sécurité en Afrique centrale affectent également d’autres régions, en particulier l’Afrique de l’Ouest et les Grands Lacs.

« La proximité et les similitudes entre les situations dans le bassin du lac Tchad et au Sahel justifient que nous les suivions et les analysions conjointement et que nous coordonnions nos réponses aux défis qui s’y posent », a souligné M. Fall qui est également chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA).

Concrètement, il appelle à établir des liens entre la Stratégie intégrée des Nations Unies pour le Sahel et la Stratégie régionale pour le bassin du lac Tchad afin d’éviter les doubles emplois, rationaliser l’utilisation des ressources et faire en sorte que les deux stratégies se renforcent mutuellement.

Par ailleurs, le cas de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) qui sévit à la fois en Afrique centrale et dans les Grands Lacs montre également la nécessité de coordonner les actions dans ces deux régions auxquelles plusieurs pays relevant de la compétence de l’UNOCA font partie.

« Faire face à ces menaces nécessite une coordination entre toutes les régions touchées et entre les bureaux régionaux des Nations Unies concernés », a-t-il insisté.

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