ACP-UE : vers un nouvel accord pour l’amélioration des conditions de vie des populations

ACP-UE : vers un nouvel accord pour l’amélioration des conditions de vie des populations

La 36e session de l’Assemblée parlementaire paritaire du groupe des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et de l’Union européenne (UE) se tient du 3 au 5 décembre 2018 à Cotonou au Bénin. Le ministre tchadien de l’Economie et de la Planification du Développement, Issa Doubragne, prend part aux assises en tant que président en exercice du Conseil des ministres ACP.

Dans son  discours de circonstance, le mardi, 04 décembre, Issa Doubragne, dit prendre toute la mesure de l’immense responsabilité liée à sa fonction, en particulier dans le cadre du processus actuel de négociations en vue de la conclusion d’un accord ACP-UE post-Cotonou. « De toutes les institutions conjointes créées par l’Accord de Cotonou, l’Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE est celle qui illustre le mieux l’esprit de partenariat équitable et de solidarité mondiale dans la lutte contre la pauvreté et l’injustice, ainsi que la quête pour la dignité humaine, une vie décente et un développement durable en faveur de tous », affirme-t-il.

L’ordre du jour de la 36e session de  l’Assemblée donne  l’occasion aux parties prenantes de se pencher sur tous les grands enjeux auxquels les pays ACP-UE sont confrontés à l’échelle nationale, régionale et mondiale. Le thème choisi pour le débat central, à savoir « Post-Cotonou : le futur partenariat ACP-UE après 2020 », parait selon le ministre Issa Doubragne tout à fait pertinent et opportun.

Le président en exercice du Conseil des ministres ACP a tenu à réitérer l’attachement du Tchad au partenariat ACP-UE, et demeure convaincu que le nouvel accord contribuera à améliorer les conditions de vie des populations, dans la mesure où le Mandat de négociation ACP et les directives de négociation de l’Union européenne se fondent tous deux sur le programme des Nations-Unies pour le développement durable à l’horizon 2030. Celui-ci est considéré comme un cadre de référence majeur pour la poursuite de la coopération entre les deux parties.

« Ce que nous visons, en tant que pays ACP, c’est un partenariat qui contribuera à la transformation de nos économies. Nous sommes déterminés à promouvoir la croissance, l’innovation, l’industrialisation, le commerce ainsi qu’à revaloriser nos produits, dans l’objectif ultime de créer des emplois et d’améliorer le niveau de vie de nos populations » a tenu à préciser le ministre Issa Doubragne. Pour lui, c’est uniquement de cette manière que les pays ACP peuvent aspirer à réduire le déséquilibre dans leur partenariat avec l’Union européenne, et à devenir moins dépendants de l’aide au développement.

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