A la suite des affrontements en cours à Khartoum, dans la capitale soudanaise, entre les forces de soutien rapide dirigées par le général Mohammed Hamdane Daglo et l’armée nationale commandée par le général Abdel Fattah Al-Burhane, des milliers de réfugiés soudanais sont arrivés depuis ce week-end au Tchad, annonce l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, le HCR.

Les agences des Nations Unies estiment entre 10 000 à 20 000 nouveaux réfugiés, qui sont arrivés à l’est du Tchad au cours des deux derniers jours, selon le tweet de Laura Lo Castro, représentante du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) au Tchad. Pour faire face à ce flux, une mission conjointe du HCR, du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et du Programme alimentaire mondial (PAM) a pu observer l’afflux de nouveaux réfugiés soudanais fuyant les combats au Soudan.

L’objectif de la mission onusienne en cours dans cette partie orientale du Tchad, est, selon la représentante du HCR au Tchad, d’évaluer les besoins urgents et convenir d’un plan de réponse face à un éventuel afflux de réfugiés soudanais.

Dans un communiqué en date du 18 avril, le HCR avait indiqué “n’avoir pas connaissance de déplacements de réfugiés vers les pays voisins”. Cependant, les équipes du Haut-Commissaire Filippo Grandi ont affiché leur détermination “à réagir et à apporter leur soutien au Soudan et aux pays de la région en cas de besoin”. Dans ce même communiqué, le HCR s’est dit profondément préoccupé par la sécurité des civils dans les zones touchées par les combats, et notamment par celle des réfugiés et des personnes déplacées à l’intérieur du pays.

“Cette escalade de la violence ne pourra qu’entraver la réponse humanitaire apportée aux personnes dans le besoin à travers le pays et compromettre la stabilité et la recherche de solutions en faveur des millions de personnes déracinées dans la région”, a fait comprendre l’agence onusienne, relevant qu’une désescalade est donc indispensable de toute urgence.