En deux semaines, la ville de Bongor a enregistré deux cas de viol sur des femmes suivis de meurtres. Des cas qui ont interpellé la Ligue tchadienne des droits des femmes.

La ville de Bongor, la capitale de la province du Mayo-Kebbi Est est-elle devenue une zone « No woman’s land » pour les femmes tchadiennes ces dernières semaines ?  Après le viol suivi de meurtre, le 15 juillet dernier d’une dame, la nommée Keininag Armelle, âgée de 27 ans, dont le corps a été retrouvé au stade municipal de la ville de Bongor, à quelques encablures de la mairie de ladite ville, l’on a enregistré hier mercredi 3 août, un autre cas similaire.

Pour ce dernier cas, il s’agit d’une jeune demoiselle de 19 ans, la nommée Minda Jacqueline, violée puis assassinée, son corps a été retrouvé derrière le gouvernorat du chef-lieu de la province du Mayo-Kebbi Est, Bongor, à quelques pas de la maison familiale de la défunte.

L’on note aussi d’autres cas de violences basées sur le genre (VBG), dans la province du Mayo-Kebbi Est et son chef-lieu ces dernières semaines.

Des cas qui ont interpellé les responsables de l’association Ligue tchadienne des droits des femmes, qui lancent un appel aux autorités de la localité afin de prendre des mesures sécuritaires nécessaires pour que les violeurs et assassins soient traqués, retrouvés et condamnés conformément aux lois de la République.