Tchad : “Le Gouvernement a abandonné l’option d’abattements progressifs des salaires” mais…

Tchad : “Le Gouvernement a abandonné l’option d’abattements progressifs des salaires” mais…

A la veille du déclenchement du payement des salaires du mois de Janvier et en raison des informations contradictoires qui circulent, le ministre des finances et du budget, Abdoulaye Sabre Fadoul a fait une mise au point ce jeudi, 25 janvier 2018 à son cabinet.

D’emblée, partant du refus des organisations syndicales quant à l’abattement, des salaires, le ministre Abdoulaye Sabre Fadoul a informé que, « le Gouvernement a abandonné l’option d’abattements progressifs des traitements des agents de l’Etat. Donc, cette option n’est pas appliquée ». Ceci est en partie la résultante de l’arbitrage du premier ministre, Pahimi Padacké Albert qui avait reçu les représentants des Syndicats le 10 Janvier 2018.

Aussi, conforment aux conclusions de la rencontre du 10 Janvier, les services des Finances ont mis en œuvre le décret 687 dans son intégralité. Notamment, en appliquant la réduction de 50% à l’ensemble des éléments complémentaires au salaire de base. Ainsi, les salaires indiciaires ont été préservés, mais tous les autres avantages entre autres, l’AGS, la bonification, les indemnités de suggestions ont été réduites dans l’esprit et la lettre du décret 687.

Selon le ministre des finances et du budget, les discussions au sein du Comité technique tripartite se poursuivent pour imaginer et proposer toute autre option alternative susceptible de réaliser l’économie de 30 milliards sur la masse salariale annuelle. « Les services des Finances appliqueront toute solution de rechange dès le mois de février, si une telle solution est proposée par le comité technique tripartite à temps », informe-t-il.

Dr Abdoulaye Sabre Fadoul a également rappelé qu’indépendamment des engagements du Tchad avec le FMI, le Trésor n’a aucun moyen de supporter une masse salariale de 380 Milliards par an, alors que toutes nos ressources confondues ne suffisent pas à couvrir les seules dépenses salariales. « C’est une question de bon sens et de réalisme qui doit préoccuper tous nos compatriotes », précise-t-il.

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