N’Djamena : les vendeurs de mangues envahissent les bordures de route

N’Djamena : les vendeurs de mangues envahissent les bordures de route

Les fournisseurs et revendeurs des mangues transforment certaines rues principales de la ville de N’Djamena en un marché. C’est le cas de l’avenue Charles de Gaulle, au quartier Dembé dans le 6ème arrondissement de la capitale tchadienne.

Sur une légère couche de pailles au sol sont rangés des mangues mures et non mures, selon leurs catégories. Aussi, dans des brouettes placées de manière susceptible à être renversés par des engins passant, le marché des mangues bat son plein sur l’axe de Dembé.  Ces mangues sont vendues en bordure de route, exposant ainsi les vendeurs à d’innombrables dangers dont la plupart en sont inconscients.

De ce fait, il est difficile de passer sur cet axe les matins à causes des bouchons que créent ces vendeurs de mangues et ce, depuis le début de la saison des mangues au mois de mars. Du fait de la transition de leur endroit habituel d’approvisionnement, ces vendeurs viennent désormais tous les matins à Dembé, en pleine rue principale, faire leurs achats. D’aucuns sont des grossistes, d’autres des revendeurs en détail.

M.Ali Aboubakar Alias Papa Ali est un grossiste connu de beaucoup d’entre eux. Celui-ci explique qu’ils n’ont d’autre choix que des se soumettre aux exigences de la mairie peu importe les risques d’accidents et autres qu’ils encourent. « Tous ces embouteillages ce n’est pas de notre faute, ce commerce des mangues nous permet de subvenir à nos besoins ainsi qu’à ceux de nos familles » dit-il. Par ailleurs, M. Ali fait également comprendre qu’il a vu les marchandises d’une de ses clientes être renversées au milieu de la route par un conducteur de motocycle lorsque cette dernière traversait la route.

Si d’une part les vendeurs eux n’ont pas de gêne à vendre leurs marchandises sur une route très pratiquée, les clients eux de même ne  semblent pas craindre les accidents de circulation.

Un commentaire

  1. dono adoum
    9 avril 2018 at 14 h 07 min Répondre

    on ne comprend pas la mentalité de nos autorités tchadiennes de la mairie.pourquoi ne pas preparer la conscience de ces vendeurs pendant un temps donné avant l’application de cette decision?ou leur un temps pour leur permettre de trouver un autre endroi approprier?et pour temps ces produits alimentaires sont perisables.
    aujourdhui ces vendeurs ne sont pas à leur place habituelle au bord de la route avenu charle de gaul,où sont -ils?

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