Sécurité : Des armes et stupéfiants saisis dans le Hadjer-Lamis

Sécurité : Des armes et stupéfiants saisis dans le Hadjer-Lamis

Une importante quantité d’armes et de stupéfiants saisie par les forces de défense et de sécurité au cours d’un contrôle de routine a été présentée vendredi 1er décembre 2017, au public. Ce sont des armes de poing détenues illégalement par des civils.

Le gouverneur de la région du Hadjer-Lamis, M. Alio Adoum Abdoulaye précise que ce sont les fouilles de routine opérées dans les différents check-points de la région qui ont permis de saisir ces armes. «Ce qui est saisie n’est que la partie visible de l’iceberg. Car les gens ont plusieurs possibilités de dévier les points de contrôle installés à cet effet. Imaginer combien de personnes arrivent à entrer à N’Djamena sans être fouillées, ce qui signifie la ville de N’Djaména est infestée d’armes. Ces armes saisies dont les propriétaires ont réussi à s’échapper seront transférées à la plus haute hiérarchie militaire pour les conduites à tenir», explique le gouverneur de Hadjer-Lamis.

Pour M. Alio Adoum Abdoulaye, l’utilisation illégale des armes est un danger pour la population, car elle n’a pas besoin d’armes pour se protéger, l’Etat est là pour assurer aussi la sécurité de sa population. Le gouverneur du Hadjer-Lamis  appelle la population à avoir confiance aux forces de défense et de sécurité. Il renseigne que, l’ensemble des armes saisies au cours des différentes opérations pourraient être estimées à des tonnes. Le gros souci pour les autorités de Hadjer-lamis, c’est la suite à donner après le transfert de ces armes à N’Djaména.

Le gouverneur Alio Adoum Abdoulaye conseille de procéder à des contrôles réguliers dans les coins et recoins pour ramasser toutes les armes illégalement détenues par la population. D’après lui, la plupart de ces armes proviennent des régions du Nord, aux confins de la Libye, du Niger, du Nigeria, du Soudan et autres. «Les gens achètent les armes pour des raisons commerciales. Aujourd’hui dans ces zones on peut facilement acheter une arme de poing à 50 000 Fcfa. Alors qu’à N’Djaména, l’on vend cinq fois plus que ce prix. C’est pourquoi les gens sont tentés. Ce qui peut expliquer à moitié la circulation des armes dans la zone » constate-t-il. M. Alio Adoum Abdoulaye espère qu’avec la mise en place d’une Commission nationale de contrôle et de circulation illégale des armes, la situation s’améliorera.

Outre ces armes, une importante quantité de produits stupéfiants et de cannabis saisie par le Tribunal de Grande Instance de Massakory a été également présentée. Ces psychotropes composés de toutes sortes de drogue ont été incinérés par le gouverneur de la région en présence des invités.

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