Ruée vers l’or : les lycéens d’Ati abandonnent les cours

C’est par un communiqué radiodiffusé mardi dernier que, les responsables du Lycée Acyl Ahmat Akhabach d’Ati ont appelé les élèves à reprendre normalement les cours à partir du mercredi 13 décembre 2016.

Les élèves du lycée d’Ati, chef-lieu du Batha, ont abandonné les cours depuis une semaine pour se rendre dans les zones aurifères de la région, à la recherche du métal jaune. «Les élèves ne sont pas conscients de leur avenir. Sinon, comment peuvent-ils abandonner les cours au profit de l’or qu’ils ne sont pas encore sûr d’en avoir?» observe le proviseur du lycée d’Ati, M. Abdoulaye Yacoub.

Selon M. Abdoulaye Yacoub, deux jours après la reprise des cours, après le congé de Noël, il a été constaté que 80 à 85% des élèves ont abandonné les cours et sont partis dans les zones de Yao et Médégo où a été annoncée la découverte d’or. Le proviseur du lycée Acyl Ahmat Akhabach salue la décision du gouvernement interdisant la descente sur le lieu des orpailleurs, parce qu’elle oblige, également, ses élèves à revenir et reprendre les cours.

Les quelques rares élèves rencontrés devant le lycée expliquent que ce sont des élèves ayant suivi leurs tuteurs fonctionnaires à leur affectation d’autres régions à Ati qui se sont transformés en orpailleurs, conducteurs de mototaxis et autres. «Les personnes qui viennent d’autres régions ne connaissent pas bien la zone où se trouve l’or. Nous leur servons de guides, moyennant de l’argent. Les jeunes hommes maîtrisant bien le terrain sablonneux conduisent, à l’aide de motos, les personnes désirant se rendre dans la zone de l’or», confirme M. Moussa H., un élève de 3ème. Selon lui, malgré l’interdiction, par un communiqué du gouvernement, de l’exploration de l’or dans le Batha, il n’est pas encore facile que les élèves d’Ati puissent reprendre les cours aussitôt, parce qu’ils ont encore des activités, surtout de faire revenir des orpailleurs du village Alifa vers Ati, le chef-lieu de la région du Batha, à plus de 125 kilomètres.

Source: Le Progrès

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