Le Mali au coeur de l'entretien entre les ministres français et tchadien des Affaires étrangères

PARIS, 21 mars (Xinhua) — Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a reçu jeudi matin M. Moussa Faki Mahamat, ministre des affaires étrangères et de l’intégration africaine du Tchad, a annoncé jeudi le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Philippe Lalliot, lors d’un point de presse.

Le Tchad est un partenaire “essentiel” de la France en Afrique centrale, qui apporte un appui militaire “déterminant” à l’opération Serval déclencée par la France au Mali. M. Fabius a ainsi rendu hommage à l’engagement des soldats tchadiens aux côtés des forces françaises. L’entretien a permis d’évoquer les perspectives de sortie de crise, notamment les efforts en vue de la mise en place d’une opération de maintien de la paix des Nations unies et en faveur de la réconciliation et de la démocratie au Mali.

Les deux ministres ont également abordé la crise en République centrafricaine, où la Communauté économique des États de l’Afrique centrale – que préside actuellement le Tchad – déploie d’importants efforts politiques et militaires en vue d’un règlement pacifique.

Ils se sont enfin entretenus des enjeux de sécurité régionaux au Sahel et notamment de la menace terroriste, toujours selon Philippe Lalliot.

Les forces tchadiennes jouent un rôle important dans la guerre du Mali. Cinq jours après le lancement de l’opération Serval au Mali, le 16 janvier, le président tchadien Idriss Déby a annoncé l’envoi d’un contingent de l’Armée nationale tchadienne pour combattre les groupes djihadistes au Mali, en coordination avec les forces de la Misma (Mission internationale de soutien au Mali).

Bien que non membre de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), le Tchad a envoyé le plus gros contingent africain dans le pays. Plus de 2000 soldats tchadiens sont actuellement déployés au Mali.

Les forces tchadiennes ont également déclaré avoir tué l’émir des régions du sud d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), Abdelhamid Abou Zeid, ainsi que l’ancien émir d’AQMI, le chef islamiste Mokhtar Belmokhtar.

Cette information n’a toujours été confirmée par la France, l’Algérie et le Mali. Les troupes tchadiennes ont aussi subi des pertes humaines importantes : le 22 février dernier, 26 militaires tchadiens ont été tués lors des combats avec les forces djihadistes dans le massif des Ifoghas, non loin de la frontière avec l’Algérie.

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