La Turquie nouvelle destination des tchadiens pour les évacuations sanitaires

La Turquie nouvelle destination des tchadiens pour les évacuations sanitaires

Autrefois apanage des hôpitaux tunisiens, égyptiens, soudanais, jordaniens …, la tendance risque de basculer vers la Turquie, estime Abdelmouti Moussa, Médecin et promoteur d’Al-shifa, l’une des grandes cliniques de la place.

Les raisons évoquées par ce médecin portent d’abord sur « la facilité de transport via Turkish airlines en vol direct à destination d’Istanbul » poursuit la même source.

De retour d’une mission en Turquie, Docteur Abdoulaye Adam Djerou, Directeur d’une structure hospitalière publique de la place, ayant pris part au Hestourex d’antalya (tourisme médical) la semaine dernière, affirme qu’« aux vues des opportunités, de la facilité et le désir manifeste des responsables des hôpitaux turcs à recevoir nos patients, il n’y a pas de raisons qu’on n’explore pas cette voie» indique-t-il.

Hormis le plateau technique et technologique que disposent les hôpitaux turcs, le savoir-faire, beaucoup des responsables ont donné leur parole pour une collaboration avec des structures tchadiennes en vue d’offrir un traitement forfaitaire en tenant compte des bourses.

« Des réductions allant jusqu’à cinquante pour cent peuvent être appliquées pour des cas en provenance du Tchad », a promis Musa Umar, responsable des patients en provenance d’Afrique pour l’hôpital Memorial à Istanbul.

La Turquie et le Tchad entretiennent des relations historiques depuis des siècles, et sur le plan diplomatique, politique, commercial, d’autres domaines se sédimentent depuis le passage du Président Turc Recep tayyip Erdogan au Tchad fin décembre dernier.

Quant à Erdal Sabri Ergen, Ambassadeur de la République de Turquie près le Tchad, il souhaite faire après le déroulement du Hestourex, un levier pour le déclic des opérations pour les évacuations sanitaires vers son pays.

Le nombre des patients étrangers en Turquie dépasse plus 800.000 personnes par an selon les spécialistes du domaine. Avec des offres de soin basées sur une ressource humaine expérimentée et des équipements de haute qualité répondants aux standards internationaux, les frais sont plus bas que les structures occidentales d’environ 20 à 30 pour cent de moins.

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