Humanitaire : 163 millions de dollars pour soutenir les personnes affectées par la crise du Lac Tchad

Humanitaire : 163 millions de dollars pour soutenir les personnes affectées par la crise du Lac Tchad

Les principaux gouvernements, organisations régionales et agences humanitaires se sont engagés à accroître considérablement l’assistance qu’ils apportent aux millions de personnes affectées par la crise humanitaire dans la région du Bassin du Lac Tchad.

Répondant à l’appel du Vice-secrétaire général des Nations Unies, Jan Eliasson, durant une réunion de haut niveau qui s’est tenue en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, les principaux bailleurs de fonds, y compris la Belgique, l’Italie, le Royaume-Uni et les Etats-Unis, ont annoncé une intervention totale de 163 millions de dollars pour la région qui s’étend de l’extrême-nord du Cameroun et l’ouest du Tchad au sud-est du Niger et  nord-est du Nigeria.

« Je suis très encouragé par les nouvelles déclarations de soutien qui sont ressorties de la réunion d’aujourd’hui, » a annoncé Stephen O’Brien, le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence. « Nous devons maintenant utiliser ces ressources supplémentaires essentielles pour accélérer la réponse humanitaire et faire tout ce qui est en notre pouvoir pour rapidement accroître l’assistance vitale dont des millions de personnes ont besoin. »

Plus de 9 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire d’urgence dans la région du Bassin du Lac Tchad. Plus de 6 millions de personnes font aujourd’hui face à l’insécurité alimentaire et 2,6 millions de personnes dont 1,5 million d’enfants, ont dû fuir leurs villages. Les violences et l’insécurité ont mis les activités économiques et l’agriculture à l’arrêt au travers de toute cette région qui a maintenant perdu trois saisons de plantation.

« La crise du Bassin du Lac Tchad fait partie des urgences humanitaires les plus aiguës au monde. La situation de nombreuses communautés affectées s’est détériorée pour atteindre des niveaux plus qu’alarmants. Si nous ne réagissons pas rapidement, et en particulier dans les zones qui n’étaient pas accessibles précédemment, des milliers de personnes risquent de mourir, » a insisté le Sous-secrétaire général et Coordonnateur Humanitaire Régional pour le Sahel, Toby Lanzer.

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