Filière pêche : un secteur qui nécessite protection et encadrement

Filière pêche : un secteur qui nécessite protection et encadrement

Il est reconnu que le Tchad est un pays à vocation agro-sylvo-pastoral. En sus de cette potentialité, il dispose d’une ressource halieutique remarquable. Dans tous les fleuves et lacs que compte le pays, l’on y trouve du poisson. Mais le problème qui se pose est que ce secteur demande à être encadré afin de permettre aux pêcheurs, commerçants et consommateurs de trouver chacun son compte dans la gestion rationnelle de cette ressource.

La région du Lac est le grand pourvoyeur de poisson à la ville de N’Djaména. Les poissons frais vendus sur les différents marchés du pays sortent fraichement des eaux des fleuves ou Lac-Tchad. Des tonnes de poisson sont convoyées à partir du Lac-Tchad, tous les jours, vers les différents marchés de la capitale pour être écoulées. Ce qui fait comprendre une nette une amélioration tant dans l’alimentation de la population que dans l’amélioration des conditions de vie des femmes «mosso». Cependant la surexploitation et la mauvaise protection constituent un danger pour la population (Santé, manque de poisson…). Le fleuve Chari est le lieu où sont déposées les saletés de toutes natures de certaines institutions. Ce qui pollue cette eau dans laquelle vivent des espèces aquatiques diverses. Alors une politique de protection de ces eaux doit être développée pour permettre à  cette filière de prospérer pour permettre à chacun de tirer son épingle du jeu.

Comme dans certains pays d’Afrique, à l’image du Cameroun voisin, le Tchad doit investir dans les infrastructures de conservations des poissons ou inciter la population à investir dans ce secteur prometteur – non scruté jusqu’à ce jour – pour faciliter la conservation des poissons. Les poissons  mis sur les marchés sont destinés à la vente journalière. En cas de mévente, dans les rares cas, ils sont conservés dans les réfrigérateurs au-delà de 24 heures. Pourtant, des chambres froides pourraient être construites pour permettre aux femmes «mosso» de les conserver pendant plusieurs jours avant de les transformer en poisson fumé ou séché et les commercialiser.

Shalom M

 

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