Politique  : « Je prends acte de cette suspension du moment où elle est conditionnée par la tenue d’un prochain congrès » député Ousman Chérif

Politique : « Je prends acte de cette suspension du moment où elle est conditionnée par la tenue d’un prochain congrès » député Ousman Chérif

Après avoir été suspendu par une décision n°010/PLD/CPN//CE/2017 du Parti pour les Libertés et le Développement (PLD) le 3 juillet 2017, l’équipe de Tchadinfos.com s’est approché de l’unique député du PLD à l’Assemblée pour recueillir sa réaction. La voici !

« Je suis suspendu du Parti pour les Libertés et le Développement (PLD), par Mahamat Ahmat Alhabo, depuis plus de trois ans, c’est-à-dire, depuis le congrès du parti en 2013. Pendant ce congrès, il a usé de tout son poids pour m’écarter des structures de base. Nous avons des problèmes personnels avec Alhabo. Car, quand j’étais élu député à l’Assemblée nationale, Alhabo avait déclaré que, « avec votre histoire de députation, vous avez tué deux fois Ibni », parce que, j’étais l’unique candidat du PLD à être élu. Après cela, il y a eu un Conseil Politique National (CPN), qui est un mini congrès, auquel les 160 membres avaient participé. A cette occasion je n’étais invité que, comme les autres invités des partis de l’opposition. Et à plusieurs autres reprises Mahamat Ahmat Alhabo a exprimé son mépris à mon égard. Mais, moi je porte le PLD dans le cœur, et son fondateur. Je me battrai bec et ongle pour défendre partout où besoin sera selon les idéaux de mon parti. Ce n’est pas cette suspension qui va me décourager.

Pour revenir à ma suspension, je trouve que c’est une décision qui respecte les textes. Mais logiquement, pour suspendre un militant du parti, il faut que ce dernier ait des problèmes avec le parti. Moi personnellement, je n’ai aucun problème avec mon parti, moins encore de ses idéaux. Mon problème est personnel avec Alhabo. La dernière fois, sans me concerter il a demandé que je démissionne de l’Assemblée nationale. Dans tous les cas, je prends acte de cette suspension du moment où elle est conditionnée par la tenue d’un prochain congrès. Je suis prêt à assister à ce congrès et faire valoir mon droit. Pour moi, c’est un bon ring. Car le combat politique, c’est comme un combat de boxe, il se fait dans un ring. Moi je suis sûr que je vais l’emporter. Si Mahamat Ahmat Alhabo veut, il n’a qu’à organiser rapidement un congrès extraordinaire. Si non qu’il organise un débat, dans un média de son choix pour qu’on sache qui a raison et qui a tort. Moi pour prévaloir mes idées je n’ai pas peur de lui. Je suis certain de le remporter. ».

Wal Moussa Achitela

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