Plus de 60% des réfugiés du Tchad ont moins de 20 ans

Plus de 60% des réfugiés du Tchad ont moins de 20 ans

Le Haut-Commissariat des Nations Unis pour les Réfugies (HCR) et le Programme Alimentaire Mondiale (PAM) ont organisé ce 5 décembre au Ledger Plazza, un atelier de restitution d’une opération de profilage socioéconomique et professionnel des réfugiés du Tchad. Ce profilage est l’identification des différentes catégories de ménages refugiés et retournés et l’élaboration d’un profil caractéristique de chacune, en vue d’apporter des réponses programmatiques appropriées à leurs vulnérabilités et besoins spécifiques.

En effet, la majorité des réfugiés vivent des situations de déplacement prolongé et au cours de ces dernières années les financements pour les opérations en faveur des réfugiés au Tchad ont considérablement réduit ce qui impacte le niveau d’assistance apportée par la communauté humanitaire. En réponse à cette situation, le HCR et le PAM ont adopté une approche stratégique visant à fournir une assistance multisectorielle ciblée et basée sur les vulnérabilités et les besoins réels de chaque ménage réfugié de longue durée.

La mise en œuvre de cette approche nécessite des données actualisées. Ainsi du 17 juin au 15 juillet 2017 une collecte des données a été réalisée dans l’ensemble des camps de réfugiés et sites de retournés, y compris les villages hôtes. Cette collecte a permis de mettre à jour et de compléter les données issues d’une opération similaire réalisée en 2014 et 2015 dans certains camps de réfugiés du Sud et du Sud-Est. 87 725 ménages ont répondu à un questionnaire socioéconomique et des informations individuelles ont été collectées auprès de 356 684 personnes. 544 agents ont travaillé lors de cette collecte des données, sous la supervision de la CNARR, de l’UNHCR et du PAM.

Il ressort de ce profilage que des membres de plus de la moitié des ménages de réfugiés mènent déjà des activités économiques grâce à leurs propres efforts ou à travers les appuis mis en place par les acteurs humanitaires et que certains réfugiés souhaitent s’engager dans l’agriculture, le petit commerce, l’élevage et les services du secteur informel et souhaitent avoir des appuis dans ce sens. Les niveaux de vulnérabilité restent globalement élevés mais varient d’un camp à l’autre en fonction de la situation géographique, des opportunités qu’offre cette situation, de la nature des appuis apportés et de l’ancienneté.

 

 

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