A lire : « Le crime d’être né » de Mariam Mahamat Adjid

A lire : « Le crime d’être né » de Mariam Mahamat Adjid

À 23 ans, Mariam Mahamat Adjid  confirme sa place dans les annales de la littérature tchadienne en publiant son deuxième livre « Le crime d’être né » après ses « Désirs inassouvis ». L’œuvre a été présentée le samedi 6 mai 2017 au Centre Al Mouna.

Le crime d’être né est l’histoire d’un nourrisson âgé d’à peine deux jours, abandonné dans la rue par sa mère. Il sera recueilli par un couple modeste qui l’adopta comme son enfant. Atteint l’âge de douze ans, on révélera une « fausse-vérité » sur son identité. L’adolescent Azdine fera alors l’objet de a risée de ses camarades, du mépris des adultes sur son état. Il eut droit à tous les noms d’oiseaux, « père inconnu », « fruit du hasard »,  « enfant illégitime », etc. Azdine est ainsi victime non seulement de la méchanceté de ses camarades mineurs, mais, il est surtout la victime des majeurs ; « majeurs censés être conscients, probes et humanistes, majeurs censés être simplement des hommes normaux doués de bonne moralité », comme on peut le lire entre les lignes de l’ouvrage.

Selon le résumé du livre, Azdine, « cible inoffensive de Hyacinthe, ce dernier ne manque jamais d’humilier Azdine. Et un jour, il le fit devant son père et l’inspectrice Ahdiya (mère biologique de Azdine) qui ne tarda pas de voler aux rescousses de son fils en lâchant ses quatre vérités comme quoi : c’est l’arrogant richard Youssouf qui est le père biologique de cet enfant, que lui et son fils Hyacinthe stigmatisent ». À travers Le crime d’être né, Mariam Mahamat Adjid essaie de mettre en exergue le mauvais traitement par certaines familles des enfants abandonnés ou adoptés.

Le crime d’être né édité par le Centre Al Mouna et paru en avril 2017 est une véritable galette à déguster en vue de prendre conscience du sort des enfants abandonnés ou démunis qui n’ont commis nul autre crime que celui d’être né. Car, comme s’interroge l’auteure, « Azdine a-t-il passé sa vie à payer le prix d’un crime qu’il n’a pas commis ? A-t-il choisi d’être né ? »

Mariam Mahamat Adjid, juriste d’affaires internationales est née à N’Djaména le 8 avril 1994. Titulaire d’un baccalauréat A4, elle a fait ses études supérieures au Sénégal puis à l’Université François Rabelais de Tours en France où elle a obtenu son Master II en Droit des affaires internationales. Mariam Mahamat Adjid est aussi l’auteure du roman “Désirs Inassouvis” paru aux éditions Mélibée à Toulouse en France.

2 Commentaires

  1. Djiimasdé Honoré
    9 mai 2017 at 13 h 15 min Répondre

    Qui dit que la femme est faite pour la cuisine? Loin de cette assertion servile,il est temps que les parents prennent conscience et envoient leurs filles à l’école! Mariam Mahamat Adjid et bien d’autres filles tchadiennes nous ont prouvés que la femme peut changer le monde si on la lui offrait l’occasion.
    Par ailleurs,il faut noter que l’auteure brosse l’affaire sociale très sensible qui,malheureusement échappe beaucoup de gens. Félicitation à Mariam et bon courage!…

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