Développement rural : Idriss Abakar Mahamat fabrique un mini tracteur multifonction

Développement rural : Idriss Abakar Mahamat fabrique un mini tracteur multifonction

A l’occasion de la Semaine mondiale de l’entrepreneuriat au Tchad, Idriss Abakar Mahamat, ingénieur en réseau informatique industrielle option Télécom, par ailleurs lauréat de Tchad Talents 2017, nous présente sous son stand, une machine décortiqueuse de céréales qu’il a créée.

Pouvez-vous nous décrire en quelques mots le mini tracteur « made in Tchad » ?

Cette machine agricole, à elle seule, peut décortiquer le mil, le maïs. Elle est dotée également d’un mini tracteur de  1,50m sur 90cm. Ce qui permet aux cultivateurs de labourer sans couper les arbres contrairement aux tracteurs qui ne peuvent pas labourer certains champs, faute d’arbres. Ceci limite en même temps la coupe abusive de bois. Cette même machine peut produire de l’électricité pour alimenter une concession.  Elle est très mobile par ce qu’on peut facilement la déplacer avec une pirogue pour les riverains des cours d’eau.

Qu’est-ce qui vous a motivé à créer  cette machine ?

J’ai inventé la machine, non seulement pour faciliter la tâche aux agriculteurs mais aussi dans le souci de servir tout le monde.  Je suis ingénieur en informatique, je peux me concentrer sur la création des logiciels et/ou des systèmes d’exploitation en informatique. Mais un pays comme le Tchad où l’outil informatique est encore un luxe, qui peut en bénéficier! Je préfère développer ce qui peut arranger tout le monde, de l’agriculteur aux consommateurs en passant par d’autres rouages. Tel qu’en ce moment de récolte, dans certains villages du Tchad, les enfants et les fillettes ne partent pas à l’école à cause des travaux champêtres. Ils doivent accompagner leurs mères à décortiquer les récoltes. Or, cette machine permet de vite faire en un temps record et laisser le temps aux enfants d’aller à l’école.

Quels sont les matériels que vous avez utilisés pour fabriquer cette machine ?

Comme on le dit souvent rien ne se crée, tout se transforme. Pour fabriquer ce « tracteur » : j’ai acquis les matériels d’une carcasse d’une voiture.  J’ai coupé les châssis puis emprunté la boite à vitesse qui réduit les RPM et les quatre roues; le moteur d’un groupe de treize chevaux avec un alternateur qui produit   l’électricité de trois kilowatt. Cet engin utilise un moteur à essence et peut se démarrer par une clef contact grâce à la batterie ou encore avec un câble ou une manivelle comme les groupes électrogènes

Votre cri de cœur !

D’abord à la jeunesse tchadienne de croire en elle-même. D’oser même quand il est difficile. Voici ce que j’ai réalisé, s’il y’a les moyens je peux encore faire plus. Au lieu de venir avec les idées, il faut présenter quelque chose de concret.

2 Commentaires

  1. Narcisse MADJIMBAYE
    16 novembre 2017 at 14 h 54 min Répondre

    Je vous félicite vivement pour ce exploit. Ce engin va permettre de réduire la peine des cultivateurs. Dire que c’est une “invention”, c’est abusé du terme. Vous avez bien dit en troisième paragraphe que RIEN NE SE CRÉE, RIEN NE SE PERD MAIS TOUT SE TRANSFORME. Vous avez amélioré ces équipements, c’est pas mal. Toutes ces choses ont déjà existé.

  2. Dawe loksala
    20 novembre 2017 at 18 h 27 min Répondre

    Avant tout, je tiens à vous exprimer ma gratitude et à vous féliciter , pour ce travail inimaginable aux yeux des beaucoup des tchadiens, et de voir émerger au Tchad , des jeunes d’action. L’émergence ou rien, la jeunesse vaincra.

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