Tchad : Ouverture de la Session extraordinaire du conseil des ministres de l’UEAC

Tchad : Ouverture de la Session extraordinaire du conseil des ministres de l’UEAC

Les travaux de la session extraordinaire du conseil des ministres de l’Union économique de l’Afrique centrale (UEAC) ont été lancés officiellement ce dimanche, 29 octobre 2017 à N’Djamena. C’est  le ministre tchadien de l’économie et de la planification du développement, président du conseil des ministres de l’UEAC, Ngueto Tiraïna Yambaye qui a procédé à l’ouverture de la session placée sous le thème « Intégration accélérée pour une CEMAC émergente ».

Les assises devraient permettre de proposer des pistes de solution aux problèmes qui freinent la bonne marche de l’intégration économique dans la sous-région Afrique centrale. Ceci, à l’occasion de la Conférence extraordinaire des chefs d’Etat de la CEMAC prévue à N’Djamena le 31 octobre 2017.

« Nous devons faire des propositions concrètes, courageuses permettant à nos institutions communautaires de jouer enfin, pleinement les rôles et les missions pour lesquelles elles ont été créées », a précisé le président du conseil des ministres de l’UEAC, Ngueto Tiraïna Yambaye. Ces propositions iront dans le sens des préoccupations majeures du président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat à savoir : la libre circulation des personnes  dans l’espace CEMAC et la problématique du financement de la communauté.

« Sur la question de la libre circulation des personnes en zone CEMAC, nous pouvons affirmer aujourd’hui que celle-ci connait une avancée majeure du fait de l’impulsion donnée par le président de la République du Tchad, président en exercice de la CEMAC », a relevé le ministre Ngueto Tiraïna Yambaye. Il a profité de l’occasion pour féliciter  les Etats membres notamment, le Gabon et la Guinée Équatoriale qui ont « montré sans équivoque leur volonté d’adhérer au mécanisme de la libre circulation des personnes »

Présidence du conseil des ministres de l’UEAC

S’agissant de la problématique du financement de la CEMAC, celle-ci constitue toujours  un risque majeur par rapport à la survie même de l’institution. En effet, selon Ngueto Tiraïna Yambaye, « les chefs d’Etat de la CEMAC, conscients de la nécessité de doter la communauté des ressources suffisantes et pérennes avaient adopté à Libreville, le 06 mai 2015, l’Acte additionnel portant réaménagement du mécanisme du financement autonome, la TCI, en vue de régler définitivement cette question de financement de la communauté ».

Néanmoins, force est de constater que malgré les dispositions internes d’application de cet Acte additionnel, « les résultats escomptés tardent à venir et les difficultés de trésorerie sont de plus en plus persistantes », déplore le président du conseil des ministres de l’UEAC, Ngueto Tiraïna Yambaye. Il précise que, le montant cumulé des arriérés des Etats vis-à-vis de la CEMAC, entre 2009 à ce jour s’élève à plus 200 milliards de FCFA.

 

 

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