Le PNUD accorde plus de 5 millions $ pour l’amélioration de la gestion du lac Tchad

Le PNUD accorde plus de 5 millions $ pour l’amélioration de la gestion du lac Tchad

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT) ont signé vendredi dans la capitale tchadienne N’Djamena, un accord d’un montant de plus de 3 milliards de francs CFA (plus de 5 millions de dollars) pour la mise en œuvre du projet d’amélioration de la gestion du lac Tchad à travers le renforcement de la résilience aux changements.

“La signature de cet accord marque un tournant décisif dans les efforts visant à renforcer la résilience des communautés riveraines du lac Tchad qui font face aux effets néfastes du changement climatique”, a déclaré Senoussi Imran Abdullahi, secrétaire exécutif de la CBLT dont le siège est à N’Djamena.

Les travaux de ce projet qui fait partie du programme d’actions stratégiques couvrant la période 2014-2021, démarreront avant la fin de l’année en cours, selon l’organe de l’ONU.

Il vise à contribuer à la stabilité dans ces régions, en améliorant l’accès aux opportunités d’emplois et la diversification des sources de revenus des personnes cibles, entre autres les femmes et les jeunes, à travers l’appui aux filières agro-sylvo-pastorales créatives d’emplois et d’auto-emplois.

Le projet permettra également d’accompagner les comités locaux de prévention des conflits en organisant des tables-rondes sur l’accès aux ressources naturelles.

En avril 2017, l’Union européenne (UE) avait déjà décidé d’accorder 18 millions de dollars au gouvernement tchadien pour un autre projet tendant à réduire la pauvreté et le chômage et à renforcer la cohésion sociale dans la bande sahélienne et la zone du lac Tchad. Ce projet cible plus de 266.000 personnes, réparties dans les régions du Bahr-El-Gazal, du Kanem et du Lac, en proie à l’insécurité alimentaire.

Ces dernières décennies, le lac Tchad a connu un assèchement inquiétant, dû au réchauffement climatique, à des pluies de moins en moins abondantes et à une plus grande utilisation de ses eaux pour l’irrigation des cultures. La superficie de ce lac qui dessert le Tchad, mais également le Cameroun, le Niger et le Nigeria, est passée de 25.000 km² dans les années 1960 à moins de 2.500 km² aujourd’hui.

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