L’Arabie saoudite prolonge son programme d’amnistie pour les migrants sans papiers pour la 2e fois

L’Arabie saoudite prolonge son programme d’amnistie pour les migrants sans papiers pour la 2e fois

L’Arabie saoudite a prolongé pour la seconde fois son programme d’amnistie pour autoriser les migrants sans papiers à quitter le pays.

Selon un communiqué de presse publié mercredi par la mission du consulat éthiopien à Jeddah en Arabie saoudite, cette prolongation du programme d’amnistie pour une durée d’un mois, est en vigueur depuis le lundi 24 juillet qui vient de s’écouler.

L’Arabie saoudite a annoncé en mars 2017 un programme d’amnistie pour les migrants étrangers sans papiers s’ils quittent volontairement le pays avant l’expiration de la période d’amnistie en fin juin.

Toutefois, l’Arabie saoudite a accordé un prolongement d’un mois à ce programme, qui devait expirer le 24 juillet, pour laisser davantage de temps aux migrants étrangers sans papiers pour rentrer volontairement dans leur pays d’origine.

L’Éthiopie est le pays d’origine de la plus grande population de migrants sans papiers en Arabie saoudite, et le gouvernement a entrepris une campagne énergique pour renvoyer les migrants éthiopiens sans papiers dans leur pays.

Actuellement, près de 70.000 Éthiopiens sans papiers vivant en Arabie saoudite sont rentrés chez eux, tandis que 60.000 autres Éthiopiens sans papiers se sont enregistrés auprès de missions diplomatiques éthiopiennes en Arabie saoudite pour être rapatriés.

Il n’y a pas de décompte précis du nombre d’Éthiopiens vivant clandestinement en Arabie saoudite, mais ce nombre s’élèverait selon certaines estimations à près de 400.000 personnes, occupant des emplois tels que domestiques ou travailleur du bâtiment.

Avec une population croissante représentant actuellement près de 30 millions de personnes et avec la baisse des cours pétroliers sur le marché international, l’Arabie saoudite a entrepris une campagne d’indigénisation de sa main d’œuvre, actuellement dominée par des millions de migrants légaux ou clandestins.

L’approche de l’échéance rappelle les souvenirs douloureux de la dernière campagne d’expulsion d’Éthiopiens en novembre 2013, suite à laquelle un grand nombre d’Éthiopiens ont été détenus dans des camps de rétention avant d’être renvoyés dans leur pays d’origine sans argent.

Le gouvernement éthiopien a déjà déployé une dizaine de diplomates dans son ambassade à Riyad et dans d’autres bureaux consulaires dans d’autres villes saoudiennes, afin de conseiller les Éthiopiens dans le pays.

Afin de juguler l’immigration clandestine, le gouvernement éthiopien a signé en mai un accord avec le gouvernement saoudien afin de conclure un accord sur l’embauche à l’étranger, pour protéger les futures migrants éthiopiens légaux.

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