L’Afrique invitée à renforcer la compétitivité de son secteur agro-alimentaire

L’Afrique invitée à renforcer la compétitivité de son secteur agro-alimentaire

Un expert international de la politique alimentaire a appelé les pays africains à accroître la compétitivité dans le secteur agro-alimentaire pour maintenir la sécurité alimentaire et augmenter la productivité agricole.

Suresh Babu, directeur du service du Renforcement des capacités à l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI), a déclaré que les pays africains ont un fort potentiel à transformer leur secteur agricole en augmentant la compétitivité de leur secteur agro-alimentaire.

“Les pays devraient identifier des modèles réussis de Partenariats Public-Privé (PPP) et d’alliances B to B pour élever la compétitivité de la chaîne de valeur et son échelle”, a expliqué M. Babu dans un communiqué publié à Nairobi.

Un secteur agro-alimentaire compétitif se caractérise par des marchés terrestres efficaces, une gestion efficace des risques agricoles, l’adoption de technologies et les innovations, la gestion durable des ressources naturelles, les institutions efficaces, les infrastructures efficaces, un environnement économique favorable, des investissements dans la santé et l’éducation ainsi qu’un vaste accès au marché.

M. Babu a poursuivi qu’une étude menée par l’IFPRI montre que les pays africains devraient prendre l’initiative d’encourager l’entreprenariat, l’accès aux capitaux et la construction de liens commerciaux plus forts.

Il a ajouté que la compétitivité agroalimentaire n’a pas encore reçu l’attention adéquate car les pays se battent pour améliorer la productivité agricole.

“Avec des investissements stratégiques, les pays sont capables de débloquer le potentiel pour la croissance agroalimentaire, avec une compétitivité agroalimentaire, une sécurité alimentaire et une productivité agricoles faibles”, a-t-il ajouté.

Il a révélé que le Kenya et le Rwanda étaient bien classés au niveau de la compétitivité agroalimentaire et les échelles de productivité agricole, mais mal placés en ce qui concerne la sécurité alimentaire.

“Cette étude montre comment les politiques dans ces pays ont échoué à utiliser les gains engendrés par le commerce pour apporter la sécurité alimentaire à leurs populations”, a-t-il ajouté.

Il a cependant ajouté que malgré les énormes progrès enregistrés au niveau de l’amélioration de la sécurité alimentaire, les deux pays africains doivent renforcer leurs interventions politiques pour améliorer la distribution des ressources et le bien-être général.

L’expert a conseillé aux pays africains de profiter des expériences de la Chine, qui a créé des dizaines d’instituts et d’université de recherche et de design sur les innovations agricoles.

L’étude a classé la Guinée, le Niger, le Burkina Faso, le Burundi, la République Démocratique du Congo (RDC), le Nigeria et le Togo parmi les pays où la sécurité alimentaire et la compétitivité agroalimentaire sont faibles, alors que ces deux paramètres sont bien remplis en Afrique du Sud.

Le Botswana, la Tunisie, le Ghana, l’Ouganda et l’Algérie, dont la sécurité alimentaire et la compétitivité agroalimentaire sont classés moyennes, possèdent néanmoins un immense potentiel pour améliorer leur compétitivité.

“Ces pays peuvent transformer le secteur de l’agriculture en augmentant la mécanisation et la commercialisation, et peuvent décider stratégiquement de la composition des cultures afin d’améliorer la sécurité alimentaire et la compétitivité”, a ajouté M. Babu.

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