La CEMAC se mobilise pour faire face à la crise économique

La CEMAC se mobilise pour faire face à la crise économique

Un sommet de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) est programmé le 17 février à Malabo. Il s’agit du deuxième sommet en moins de deux mois, après celui de décembre dernier à Yaoundé, où avait été approuvée la mise en œuvre de politiques d’ajustement structurel comme solution à la crise économique qui sévit dans cette région.

Une réunion préparatoire à ce rendez-vous des ministres en charge de l’Aménagement du territoire a eu lieu vendredi à Douala, métropole économique du Cameroun.

Créée en 1994 pour promouvoir l’intégration économique régionale et la libre circulation des personnes et des biens, la CEMAC se compose de six pays : le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine (RCA) et le Tchad.

Producteurs et exportateurs de pétrole, sauf la RCA, ces pays, confrontés à d’importants déficits budgétaires dus à la baisse de leurs recettes d’exportation, sont aujourd’hui plongés dans une crise économique à cause de la chute continue des prix du baril.

Un seul d’entre eux, le Cameroun, résiste à cette tendance, grâce à sa relative diversification économique. Mais, confronté avec le Tchad à la menace terroriste de la secte islamiste nigériane Boko Haram, le pouvoir de Yaoundé subit lui aussi une pression sur ses dépenses budgétaires.

Le 23 décembre 2016, lors d’un sommet extraordinaire à Yaoundé, capitale camerounaise, la CEMAC avait décidé d’appliquer des mesures d’austérité pour faire face à la crise économique, avec l’appui du Fonds monétaire international (FMI).

A ce jour, ni la nature ni les modalités de ces mesures ne sont connues de l’opinion publique. Le nouveau sommet, prévu le 17 février à Malabo, capitale de la Guinée équatoriale, suscite de ce fait de fortes attentes.

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