La BAD lance à Abidjan un groupe consultatif de la jeunesse pour créer 25 millions d’emplois

La BAD lance à Abidjan un groupe consultatif de la jeunesse pour créer 25 millions d’emplois

Le président du groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina, met en place un “Groupe consultatif présidentiel de la jeunesse” censé proposer “des idées et des solutions innovantes” pour créer des emplois pour les jeunes africains.

Le Groupe consultatif présidentiel de la jeunesse compte neuf membres, tous âgés de moins de 40 ans, qui ont contribué de manière significative à la création d’opportunités d’emploi pour la jeunesse africaine.

Avec le président, Ashish Thakkar, de nationalité ougandaise, le groupe est composé de Uzodinma Iweala (Nigeria), Mamadou Touré (Cameroun), Vanessa Moungar (Tchad), Francine Muyumba (RD Congo), Jeremy Johnson (USA), Clarisse Iribagiza (Rwanda), Ada Osakwe (Nigeria) et Monica Musonda (Zambie).

“Nous sommes conscients de l’énergie, de la créativité, de l’innovation et de l’excellence entrepreneuriale phénoménales qu’offrent beaucoup de nos jeunes, c’est pour cette raison que la Banque africaine tient à être conseillée par des jeunes d’avant-garde sur ses politiques, ses actions et programmes en faveur de la jeunesse d’Afrique”, a expliqué le président de la BAD, Akinwuni Adesina, lors de la présentation du Groupe à la presse.

Il a indiqué que les membres du Groupe consultatif présidentiel de la jeunesse doivent “activement” impliquer les partenaires du secteur privé, les chefs de gouvernement, la société civile, les partenaires donateurs et les autres parties prenantes.

Ce groupe constitué lundi, deux jours avant l’ouverture du sommet Union africaine-Union européenne centré sur le thème “Investir dans la jeunesse pour un avenir durable”, rentre dans le cadre d’une initiative de la BAD qui entend créer 25 millions d’emplois.

L’initiative va profiter à 50 millions de jeunes au cours des 10 prochaines années, en leur donnant les compétences nécessaires pour obtenir des emplois décents et pérennes, selon la BAD.

“C’est une opportunité énorme pour l’Afrique, si nous réglons le problème du chômage des jeunes, l’Afrique gagnera 10 à 20% de croissance annuelle, ce qui signifie que le PIB de l’Afrique augmentera de 500 milliards de dollars par an durant les 30 prochaines années, le revenu par habitant augmentera quant à lui de 55% par an jusqu’en 2050”, a déclaré Akinwumi Adesina.

Selon des chiffres officiels, en Afrique, sur 13 millions de jeunes qui entrent chaque année sur le marché du travail, seuls trois millions, environ 33% des jeunes Africains, occupent un emploi salarié décent.

“Les autres demeurent sous-employés ou ont un emploi précaire et si rien n’est fait, le déficit d’emplois (plus de huit millions par an) va aller en s’aggravant, car le nombre de jeunes en Afrique devrait doubler pour atteindre plus de 800 millions dans les prochaines décennies”, prévient la BAD.

Pour la banque panafricaine, l’Afrique connaît “une crise du chômage des jeunes” et à moins de leur offrir des opportunités d’emploi, “la croissance rapide de la population des jeunes en Afrique pourrait poser de sérieux problèmes, tant au plan social, qu’économique, politique et sécuritaire, notamment l’immigration clandestine et l’adhésion à des groupes rebelles ou terroristes”.

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